Portraits

Le Lieutenant-Colonel Henri SAUVAGNAC

En 1947, le Lieutenant-Colonel Sauvagnac est à la tête de la Demi-Brigade de Marche Parachutiste.

Henri Sauvagnac est né le 09 janvier 1905 à Grenoble. Élève de Saint-Cyr, il fait partie de la promotion du Rif (1924-1926).

Un des premiers  parachutistes militaires

Le général Sauvagnac a le brevet parachutiste numéro 1. Il effectue en 1937 le premier saut du premier stage parachutiste organisé par l’armée française.

Le 18 janvier 1937, le premier contingent d’élèves-moniteurs (10 officiers et 20 sous-officiers de l’armée de terre venant de toutes les armes mais surtout des chasseurs alpins, des dragons portés et des sahariens) rejoint Istres. Après un entraînement physique préparatoire, les sauts de la tour, les séances de pliage des parachutes, les vols d’accoutumance, les élèves viennent à Pujaut pour effectuer les 12 sauts après lesquels ils seront qualifiés moniteurs. Et, le 8 février 1937, le capitaine H. Sauvagnac effectue le premier saut des troupes aéroportées françaises à 600 mètres de hauteur au-dessus du terrain de Pujaut.

De 1937 à 1940, le capitaine Henri Sauvagnac commande la compagnie du 601e groupe d’infanterie de l’air (CIA 2/601 du 601e GIA) basé à Reims. C’est là, au cours de son 37ième saut, qu’il bat  le record de chute libre avec une durée de 74 secondes.

Seconde Guerre mondiale

De 1941 à 1943, il commande la compagnie d’infanterie de l’air no 1 à Oued-Smar (CIA no 1) et enfin, en 1943, le Bataillon de Chasseurs Parachutistes no 1 (le BCP no 1 issu de la CIA no 1).

Quand le 1er mai 1943, le BCP no 1 devient le 1er RCP, le commandement de la nouvelle unité revient au colonel Hartemann puis est confié momentanément au chef de bataillon Sauvagnac (1943).

Il participe à la libération de l’Europe et combat en Italie et en France au sein du 3e RTA.

De 1945 à 1947, il commande à nouveau le 1er RCP.

Guerre d’Indochine

Lorsque la demi-brigade de marche parachutiste (DBMP) est créée en décembre 1946 à partir d’effectifs de la 25e DAP, le lieutenant-colonel Sauvagnac quitte son commandement et prend celui de la nouvelle unité constituée pour combattre en Indochine.

Volontaire pour un second séjour en Indochine française, il prend le commandement de l’ensemble des troupes aéroportées (TAPI).

Guerre d’Algérie

De 1956 à 1958, il commande la 25e division parachutiste.

Il s’éteint à Anglet (64) le 10 mai 1982

Distinctions

Grand officier de la Légion d’honneur, cité douze fois au feu.

(Source Wikipedia)


Le Chef de Bataillon MAYER

En 1947, le Chef de Bataillon Mayer est l’adjoint du Lieutenant-Colonel Sauvagnac commandant la demi-brigade de marche parachutiste (DBMP).

Le Chef de Bataillon Mayer est né à Autun le 14 janvier 1912. En 1930, il est admis à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr ( Promotion Général Joffre). C’est à Saint-Cyr que ses camarades le surnomme « Prosper » du fait de son succès avec la gente féminine, en référence à la chanson de Maurice Chevalier « Prosper, youp la boum c’est le chéri de ces dames »

Nommé Sous-Lieutenant en octobre 1932, il est affecté au 4ème régiment d’Infanterie. En 1934, il rejoint le 170ème régiment d’Infanterie.

Parachutiste

Le 10 juillet 1937, il est affecté à l’Ecole de l’Air à Istres, puis au 601ème Groupement d’Infanterie de l’Air (GIA) à REIMS (brevet parachutiste n°8). Avec son unité, il est détaché à Biskra en Algérie du 25 mars au 22 juin 1939.

Lieutenants Mayer et Foucault

2ème guerre mondiale

Le 2 septembre 1939, à la mobilisation, il rejoint la métropole. Le 2 octobre 1939, il est admis dans l’Armée de l’Air. Il est nommé capitaine le 30 mars 1940.

Il est affecté au bataillon de l’air 230 suite à la dissolution du 601e GIA.

Il rejoint la 1ère Compagnie d’infanterie de l’air dont la commission d’armistice a autorisé la création en juillet 1941. Avec cette 1ère CIA, il fait mouvement de Baraki à Fez au Maroc en janvier 1943. Cette 1ère CIA monte en puissance et devient le Bataillon de chasseurs parachutistes n°1 en février 1943 puis le 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes en Juin 1943.

En octobre 44, le capitaine Mayer participe avec son régiment à la campagne des Vosges. puis à la campagne d’Alsace. Il est nommé Chef de Bataillon le 29 décembre 1944. Il sera à la tête du 1er Bataillon du 1er RCP durant les combats d’Alsace.

Indochine

De décembre 1946 à 1948, Le Chef de Bataillon Mayer est le commandant en second de la DBMP.

De décembre 1952 à aout 1954, il est affecté à l’État-Major des Troupes Aéroportées Nord, à Hanoï. Le 15 décembre1953, il est promu au grade de Lieutenant- Colonel

Algérie

Le 9 novembre 1954, le Chef de Bataillon Mayer occupe le poste de commandant en second du 1er RCP à Philippeville. Le 04 septembre 1955, il prend le commandement du Régiment. Il le commandera jusqu’au 03 mars 1958.

le Lieutenant-Colonel Mayer

De mars 1958 à 1960, il sera l’adjoint du général Massu qui commande alors la 10ème Division Parachutiste. Il est promu au grade de colonel le 30 mars 1958.

Le 5 mars 1958,le Colonel Mayer accompagne le Général Massu lors d’une visite au 1er RCP en opération dans la région de Masqueray

Le 8 juillet 1958, le colonel Mayer, alors adjoint de Massu à la 10e DP reçoit l’insigne de grand officier de l’ordre de la légion d’honneur.

Le Général de Gaulle remet l’insigne de Grand-Officier de la Légion d’Honneur au Colonel Mayer

Métropole et Forces Françaises en Allemagne

Le 1er septembre 1960, il quitte l’Afrique du Nord pour servir comme adjoint TAP du Général Commandant la 5ème Région Militaire à Toulouse.

En octobre 1961, il devient l’adjoint du général commandant la 13ème brigade Mécanisée à Constance en Allemagne. Il restera à ce poste jusqu’en 1962.

Il sera ensuite affecté à de hautes fonctions militaire. Il est promu Général de Brigade en juillet 1966 et est admis dans la 2ème section du cadre des officiers généraux de l’Armée de Terre.

Il décède le 18 novembre 1976 à Daumazan-sur- Arize (09).

Décorations

  • Grand Officier de la Légion d’Honneur
  • Croix de Guerre 1939-1945
  • Croix de Guerre des TOE,
  • Croix de la Valeur Militaire
  • Médaille Coloniale
  • Médaille de l’Aéronautique
  • Médaille Commémorative de l’Indochine
  • Médaille Commémorative de la guerre 1939-1945
  • Médaille Commémorative des opération au Moyen-Orient,
  • Médaille d’Honneur du Mérite Militaire Vietnamien de 1ère classe.

Le Chef de Bataillon de VISMES

Le Chef de Bataillon de Vismes commande le 1er Bataillon du 1er RCP en 1947.

Alfred de Vismes est né le 19 aout 1911 à Gray (Haute-Saône).

Il est saint-Cyrien de la promotion du Tafilalet (1931-1933). A la sortie de Cyr, il choisit l’Ecole de cavalerie et il est détaché 4ème Régiment de Spahis Tunisiens (RST). Il est promu Lieutenant le 1er octobre 1935 et prend le commandement du 3ème Escadron du 4ème RTS en mai 1937. Muté avec son escadron au Maroc, il se retrouve au 2ème escadron du 1er Régiment Étranger de cavalerie (1er REC). Le 1er juillet 1939, il est muté au 2ème R ou il est détaché au GOA du Maroc.

2ème Guerre Mondiale

Il passe momentanément dans l’Armée de l’Air à la dissolution du 2ème REC en février 1940.Promu au grade de capitaine en mars 1940, il rejoint la Base Aérienne 205 à Fez, puis le Groupe de Bombardement 2/32 à Agadir.

En août 1943, il est affecté au 1er RCP. En avril 1944,il débarque à Trapani en Sicile puis marche sur Rome. Il participe aux combats des Vosges et d’Alsace. Le 25 décembre 1944, il est nommé au grade de commandant.

Le 28 décembre 1945, il rejoint l’État-Major de la 25ème Division aéroportée.

Indochine

Le 21 mai 1946, il est à nouveau affecté au 1er RCP en Algérie.

Désigné en renfort pour l’Extrême-Orient, il débarque à Haïphong en février 1947. Il participera aux opérations dans la région d’Hanoï, à Sam Neua en mars 1947, à Nam Binh en avril et mai 1947, à Gia Lam en juin 1947 et à Cao-Bang en octobre 1947.

Il est rapatrié sanitaire en 1948 et laisse le commandement du 1er Bataillon au Capitaine Bastouil.

Forces Françaises en Allemagne et métropole

Le 3 novembre 1948, il est affecté à l’Ecole d’Appui Aérien à Merbourg qui deviendra en 1952, l’Ecole des Appuis Combinés.

Il est nommé au grade de Lieutenant-Colonel en octobre 1952.

En septembre 1953, il est affecté au 18ème Régiment d’infanterie Parachutiste de Choc (18ème RIPC).

Algérie

En 1954, il est muté au groupement Aéroporté de la 10ème Région Militaire en Algérie.

En décembre 1954, il commande la Base du 18ème RPIC à Pau.

Le 10 décembre 1955, il est nommé Chef de Corps du 2ème Régiment Étranger de Parachutistes (2ème REP). Il participe aux combats des Aurès à El Arrouch en 1956, dans le secteur de Tébessa, Mezaara et de l’Oued Hallail et les djebel Anoual et Zitouna en 1957.

Métropole

En janvier 1958, il est nommé au grade de colonel. En février de la même année, il rejoint la Base Ecole des Troupes Aéroportées (BETAP) à Pau.

Algérie

Colonel adjoint à la Zone Est Saharien à Ouargla en juilet 1961, il prend le commandement de la 2ème Brigade, toujours à Ouargla en.juillet 1962. En janvier 1963, il prend la tête de la 52ème Brigade de la 20ème Division.

Métropole

Rapatrié en métropole en aout 1963, il est mis à la tête de la subdivision militaire de Maine et Loire à Angers. En juillet 1967, il commande la 33ème division militaire territoriale de la 3ème Région Militaire de Rennes

Admis en 1ère section des officiers généraux en janvier 1967, il demande à faire valoir ses droits à la retraite en juillet de la même année.

Il décède le 24 janvier 1975.

Source : site http://www.fanion-vert-rouge.fr/

Décorations

  • Commandeur de la Légion d’Honneur (mars 1958)
  • Croix de Guerre 1939-1945 avec 2 palmes
  • Croix de Guerre des T.O.E. avec 3 palmes,
  • Croix de la Valeur Militaire avec 2 palmes.
  • Croix du Combattant
  • Médaille Coloniale
  • Médaille commémorative de la guerre 1939-1945
  • Médaille commémorative de la campagne d’Indochine
  • Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre

PORTRAIT

Lieutenant Roger LAUPIES

En juin 1947, le lieutenant LAUPIES commande la 1ère Compagnie du 1er RCP dont ce blog retrace la campagne d’Indochine.

Roger Laupies est né à Ydes dans le Gard en 1917. Il a 4 ans lorsque ses parents s’installent dans les Cévennes, au Mas-Dieu, à quelques kilomètres au nord d’Alès (Gard) où il fait ses études. Puis il suit les cours de l’École Normale des Instituteurs à Nîmes pendant 3 ans.

A l’âge de 21 ans il intègre le 3ème Régiment d’Infanterie Alpine et prépare l’entrée à l’École Militaire de Saint-Maixent où il est admis en mars 1939 au bataillon des officiers de réserve.


Deuxième guerre mondiale

Il en sort Aspirant en septembre. Il est affecté au 81ème Régiment d’Infanterie Alpine à Montpellier jusqu’en août 1940, date de sa démobilisation.
Jusqu’en octobre 1942 il est instituteur à Laudun-l’Ardoise (Gard) et Gaâfour (Tunisie).
Le 24 novembre 1942, il est remobilisé au 4ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens avec lequel il participe à la campagne de Tunisie contre l’Afrika Korps jusqu’en mai 1943.
Il reçoit sa première citation à l’ordre de la brigade pour s’être distingué au cours des combats dans le Djebel Mansour les 17 et 18 janvier 1943.


Puis, il rejoint le 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes en formation à Fès (Maroc). Nommé Lieutenant d’active en juin 1943, il est breveté parachutiste (n° 1 569). Il participe à la campagne de Sicile puis la campagne de France, jusqu’à la libération de Colmar, comme chef de peloton puis adjoint au Lieutenant Guiraud commandant la 5ème Compagnie. Il est à nouveau cité à l’ordre de l’Armée Aérienne pour son courage et son audace à la tête de son peloton dans la région du Riant dans les Vosges, les 17 et 18 octobre 1944, puis encore une fois à l’ordre du Corps d’Armée pour son action remarquable les 13,14 et 15 décembre 1944 dans la région de Wittenheim.

Indochine

En 1946, il obtient le brevet de moniteur parachutiste.
Il suit son régiment en Algérie et, lors de la réorganisation de 1947, il est affecté au 1er Bataillon du Commandant de Vismes, comme commandant d’unité de la 1ère Compagnie. Sa compagnie est déployée en Indochine de janvier 1947 à octobre 1948. Il est blessé à Hoa Binh en avril 1947 et reçoit une citation à l’ordre de l’armée.

Algérie

  il est rapatrié en 1948 et affecté au I/1RCP en Algérie.

Indochine 2ème séjour

 Après un passage à la 25eDP, il repart pour l’Indochine commander la Base aéroportée Nord (BAPN) à Hanoï de mai à décembre 1954.  Il participe activement au ravitaillement logistique de Diên Bien Phu, jour et nuit, il est cité à l’ordre du corps d’armée pour son action efficace.

Algérie

Il sert à nouveau en Algérie en1954 à l’état-major du 1er RCP puis de 1956 à 1959, à l’état-major de la 25ème Division Parachutiste, notamment comme officier d’appui aérien du groupe de secteur de Djidjelli et il est cité à l’ordre de la brigade pour les résultats remarquables obtenus dans cette fonction. Il est affecté ensuite au 18°RIPC et part en Algérie où il sera cité 3 fois.

Métropole

En 1959, il commande le Centre d’Entraînement des Réserves Parachutistes de Cercottes jusqu’en 1962. Il est rayé des contrôles de l’armée en janvier 1963 comme chef de bataillon.
Après avoir servi dans la réserve, il est nommé lieutenant-colonel le 1er octobre 1964.

Roger Laupies est décédé à l’âge de 100 ans le 25 mai 2017.

(Source :https://www.parachutistes-militaires.org/)

Décorations

  • Commandeur de la Légion d’Honneur,
  • Croix de guerre 39/45 avec 3 citations,
  • Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs Indochine avec 2 citations,
  • Croix de la Valeur Militaire avec 3 citations,
  • Croix du Combattant,
  • Médaille commémorative française de la guerre 1939-1945
  • Médaille commémorative de la campagne d’Italie 1943-1944
  • Médaille commémorative de la campagne d’Indochine
  • Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre
  • Médaille de la France libérée
  • Médaille des blessés de guerre

Il est cité :

  • 2 fois à l’ordre de l’armée
  • 2 fois à l’ordre du corps d’armée
  • 2 fois à l’ordre de la division
  • 2 fois à l’ordre de la brigade

PORTRAIT

Lieutenant Paul BLANC

Paul Blanc nait le 15 septembre 1921 à Alger.

2ème Guerre Mondiale

 Il est incorporé au Chantiers de Jeunesse n°103 le 13 novembre 1942 et en est libéré quelques semaines plus tard pour intégrer l’Ecole des Elèves Aspirants de Cherchell en Algérie, la veille de Noël 1942. Il en sort avec le grade d’aspirant le 10 mai 1943.

L’aspirant Paul Blanc est affecté au Bataillon de Parachutistes de Fez. Le 15 décembre 1943, il est nommé au grade de sous-lieutenant de réserve.

Quelques mois plus tard, lors de la campagne d’Italie, il est blessé par balle à la jambe gauche à San Casciano. Il est alors fait prisonnier et est emmené en Allemagne dans un Oflag d’où il s’évade à la troisième tentative. De là, il rejoint la Slovaquie toute proche et s’enrôle auprès des résistants locaux et des Partisans français (ce sont des prisonniers de guerre, évadés, qui œuvrent avec la résistance slovaque et sont appuyés par des cadres de l’Armée Rouge). Dans un récit de sa main, le lieutenant Paul Blanc a raconté sa blessure en Italie, sa capture, son statut de prisonnier et son évasion. Voici le texte (extraits) :

« Je suis blessé et capturé le 26 juillet 1944 à San Casciano en Italie : une balle dans la jambe gauche, un éclat de grenade à la jambe droite et des plaies à la suite d’une chute. Pendant 8 jours, je subis des interrogatoires en continu, sur l’arme parachutiste. J’ai droit au cachot, ayant refusé de répondre. On m’a laissé mon premier pansement et j’ai les plaies aux jambes et au bras droit infectées.

Début Août 1944 : ébauche d’une évasion, malgré les blessures, du PC de la division de parachutistes allemands où j’étais gardé. Mais je suis arrêté au moment où elle allait être découverte. Je suis transféré en Allemagne dans un Oflag d’officiers alliés à l’intérieur du Stalag VII, à Moosburg, au nord de Munich.

En septembre 1944, à 9 h du matin, je fais partie d’une sortie de 50 officiers alliés. Nous marchons, en rangs, encadrés par des gardiens armés en tête et en queue. En arrivant sur le pont de l’Amper, je saute le parapet et je me cache sous le pont. Je rampe pendant 4 kilomètres et je me cache au bord d’une rivière en attendant la nuit. Il y a trop de paysans, je suis en uniforme et je ne sais pas parler l’allemand. De plus, je suis pisté et rapidement récupéré par une patrouille allemande accompagnée de chiens. L’un d’eux me mord profondément au bras droit.

Le mois suivant, je prépare un nouveau plan. Mais le major anglais me fait appeler et m’interdit de m’évader.

Novembre 1944 : arrivée à l’Oflag du médecin-capitaine Bacques. Il me donne un de ses laissez-passer pour Munich. C’est un vieux modèle. Il est facile de gratter le papier et d’y inscrire son nom. Je retire la photographie et place la mienne, prise sur ma carte d’identité d’officier. Dans l’alinéa réservé à l’indication des endroits autorisés pour la promenade, ne sachant quoi mettre, j’inscris une phrase ironique et difficilement lisible tournant les Allemands en ridicule. Ce laissez-passer me permet de passer les deux dernières enceintes du camp. Pour les deux premières, j’ai projeté de les passer en allant à la douche, en me sauvant des rangs après le blockhaus. Il ne me reste plus qu’à attendre que le jour et l’horaire des douches correspondent au jour et à l’horaire de sortie.

Le 26 décembre 1944, la coïncidence se produit. Je distribue mes affaires et change ma couverture pour que les chiens ne puissent plus me pister. J’ai un croquis de la région et une boussole-sifflet. Tout se passe comme je l’avais prévu. Par miracle, aucun Allemand ne me voit sortir des rangs. Pourtant la dernière sentinelle m’arrête et s’étonne de ne pas pouvoir comprendre la phrase humoristique dont j’ai parlé plus haut. Je lui fais comprendre que c’est un « secret ». Satisfait ; il me laisse.

Sur la route, je croise le colonel du camp. Je le salue. Il me répond. En faisant un détour par le nord, j’arrive à Munich le surlendemain, à 6 h du matin, après une randonnée de plusieurs heures par – 25°. Deux heures plus tard, à l’entrée de la ville, je suis arrêté par un gendarme. Je dis être du camp de Vestende, juste à côté, travaillant dans une cordonnerie de Garcing. Je lui sors ma carte d’officier et il finit par me laisser partir après que je lui ai montré ma plaque de prisonnier. J’ajoute que je vais être en retard. Insupportable pour un fervent partisan de la « grande Allemagne ».

Vers midi, je rencontre deux jeunes requis : André Pinault et Bernard Poisson, de Paris. Ils m’emmènent dans leur camp. Je troque mon uniforme contre des habits civils. Enfin, je vais pouvoir dormir. Le lendemain, à 5h, je suis réveillé par un SS. Ce dernier m’entraîne dans son bureau. Il veut téléphoner à la police. Au moment où il entre dans la pièce, je détale, descends les deux étages et je vais me cacher dans une petite rue. Là, je termine de m’habiller.

Quelques jours plus tard, je retrouve à Kufstein un jeune soldat échappé du Stalag VII. Il s’appelle Viron et s’est sauvé peu après moi. Il parle un allemand parfait. La neige tombe à gros flocons. Nous décidons de prendre le train pour Innsbruck. En chemin, nous échappons de justesse à un agent de la Gestapo, qui contrôle les papiers. Nous avons dû descendre du train en marche.

A Innsbruck, nous prenons la direction de la vallée de Saint-Jodock où nous espérons trouver des passeurs italiens. Il n’en est rien. Qui plus est, nous nous faisons cueillir par la gendarmerie. Ne voulant à aucun prix retourner dans un Oflag, nous indiquons être des sous-officiers. On nous déshabille presque entièrement, ne nous laissant que quelques effets militaires. Mis en prison, nous prenons le lendemain le train pour le camp de prisonniers de Salzbourg, en Autriche.

A Vorgl, le train est arrêté sous le pont route-chemin de fer. Viron se lève pour aller aux WC du wagon, ainsi qu’un prisonnier russe. Le gardien nous accompagne. Il se méfie de Viron. Il surveille la porte de devant. Mais il a oublié celle de derrière. Il faut en profiter maintenant. Je recule, déverrouille tout doucement la porte. Me voilà dehors. Il ne faut pas que je coure avec mon K.P. (prisonnier de guerre en allemand) inscrit dans mon dos sur ma capote. La sortie s’est bien passée. Je marche. Je file de l’autre côté du pont et marche dans la nature. Une alerte aérienne survient à ce moment. Tout le monde se met à plat ventre. Je fais de même après avoir retiré ma capote, si compromettante. Maintenant que faire. Il me faut d’abord des lunettes. Pour un myope comme moi, c’’est indispensable. Mais il me faut justifier un billet de la « Krankenkasse » et être régulièrement inscrit à « l’Arbeitsam » (bureau du travail). Je dois pousser jusqu’à Kufstein où je connais quelqu’un de sûr dans un camp.

J’y arrive quelques heures plus tard. Je profite d’une entrée de prisonniers pour me glisser à l’intérieur. L’ami me donne des vêtements – un bleu de travail – et m’indique qu’une place de fleuriste vient de se libérer. Il m’accompagne à l’Arbeitsam. Je dis avoir été transféré depuis l Pologne et avoir perdu mes papiers dans le bombardement du camp par les Russes. On me donne le travail de fleuriste. En quelques jours, embauché chez Madame Bickel, j’ai mis un peu d’argent de côté et je peux m’acheter la fameuse paire de lunettes. Grâce à mes nouveaux papiers obtenus à Kufstein, je peux aller et venir sans trop me faire remarquer.

J’ai décidé de me sauver une nouvelle fois. On m’a dit qu’en Slovaquie des Français se battent aux côtés des Slovaques et de Russes. Je sais qu’un camion doit partir pour Vienne. Je réussi à convaincre le chauffeur en indiquant que j’ai un frère à Vienne dont je n’ai plus de nouvelles depuis le dernier bombardement. L’homme finit par accepter. Mais je n’ai pas le droit de circuler aussi loin. Le chauffeur m’autorise à me cacher sous les bâches de son chargement. Me voilà à Vienne !

Dès mon arrivée, je suis contrôlé par la police qui trouve mon passeport du Tyrol relativement suspect. De plus, je devrais être au Tyrol et non à Vienne. Je réponds que je suis chauffeur et que je dois repartir au plus vite pour Kufstein. On me laisse partir. Je retire mon pardessus et entre dans la gare de Vienne en bleu de chauffe. Je vois un train pour Marchegg. C’est à la frontière. Je me glisse dedans et m’y cache. Bien m’en prends. Le train est rempli de SS !

Arrivé non loin de la Slovaquie. Je prends la direction approximative des Carpates. Je dois contourner plusieurs positions allemandes. Une fois, au détour d’un chemin, je tombe sur un camp allemand. Je feins de poser culotte ! En me disant que quelqu’un qui pose culotte à cinq mètres d’eux ne peut qu’avoir la conscience tranquille. Ça marche… Je continue ma route vers Svaty Jur. On m’a dit, il y a longtemps, qu’on s’y bat là-bas. Les fameux partisans. Je finis par y arriver à la fin du mois de février 1945. Enfin, contact est pris avec eux après quelques tentatives sans succès. Ce n’est qu’un mois plus tard, et après quelques combats aux cotés de Slovaques et de Russes, que je rencontre des Partisans français de Slovaquie. Ils appartiennent à la compagnie du capitaine Georges Barazer de Lannurien.

Chez les Russes, je fais une demande écrite pour rejoindre l’escadrille Normandie-Niemen. En vain.

Je ne retrouve la France qu’au mois de juin suivant ».

Après-guerre

En juin 1945, Paul Blanc rejoint la France et gagne Avord dans le Cher pour être intégré au 1er RCP De là, il part pour Nancy au Centre de Préparation aux Grandes Ecoles et est intégré dans l’Armée d’active avec le grade de sous-lieutenant. Affecté au dépôt commun de la Légion Etrangère en 1946 il est promu au grade lieutenant la même année. En novembre, il rejoint le 1er RCP et fait mouvement avec le 3e bataillon sur Bône en Algérie.

Indochine

En janvier 1947, Paul Blanc, alors passé au 1er bataillon du 1er RCP rejoint Sétif en Algérie puis embarque sur le S/S Athos pour l’Indochine. Il débarque à Saigon en février 1947 puis fait mouvement sur Hanoi pour entrer en campagne avec la Demi-Brigade de Marche Parachutiste.

Il est affecté à la 1ère Compagnie comme adjoint du Lieutenant Laupies.

Citation du 31 mai 1947 à l’Ordre de la Division – O.G. n° 236 en date du 31 mai 1947, par le général commandant les T.F.I.N. (Troupes Françaises d’Indochine du Nord) :

« Blanc Paul – Lieutenant 1/1er RCP. Officier d’un allant exceptionnel, plein de courage et d’ardeur au combat. Le 23 mars 1947, au cours de l’investissement de Phu Ly (Tonkin) commandant un détachement de deux sections de F.M., a bousculé les résistances adverses, tuant de nombreux réguliers et capturant un lot important de grenades et de munitions. Le 28 mars 1947, à l’attaque de Van Dinh, a anéanti une bande, faisant 8 prisonniers, capturant 8 fusils et un stock important de munitions. »

Citation du 4 aout 1947 à l’Ordre du corps d’armée, par le général Commandant les Forces Terrestre d’Extrême-Orient

« Blanc Paul – Lieutenant 1ère compagnie – Demi-brigade de Marche Parachutiste. Lieutenant adjoint au Commandant de Compagnie, a participé brillamment à toutes les opérations de son unité, en Cochinchine et au Tonkin. Au cours de l’opération parachutée de Hoa Binh le 15 avril 1947 s’est fait une fois de plus remarqué par sa fougue et son audace. Le 18 avril 1947 à Cho Bo, le Commandant de Compagnie venant d’être blessé et évacué a pris le Commandement dans un moment difficile et conduit la Compagnie dans un élan magnifique à l’assaut de ses objectifs malgré une résistance acharnée des rebelles. Le 21 avril s’est emparé de Su Yut malgré une vive opposition. A infligé des pertes sensibles à l’adversaire. »

Le 27 août 1947, il est désigné comme adjoint du Capitaine commandant la 3ème Compagnie.

Citation à l’Ordre de l’Armée, JO du 1er avril 1948 – Décision du 23 mars 1948.

« Blanc, Paul – Lieutenant 1/1er RCP« Officier adjoint au Commandant de Cie a toujours fait preuve du plus grand sang-froid et d’un courage exemplaire. S’est particulièrement distingué les 9 et 15 octobre 1947 au cours de l’opération parachutée de Cao Bang (Tonkin).Le 9 octobre, la Cie ayant pour mission de s’emparer de deux ponts de Cao Bang intacts, a regroupé les sections du 1er pont et s’est emparé de cet ouvrage en quelques minutes. Continuant sa marche à travers la ville malgré la vive réaction adverse, s’est emparé du 2e pont sous un feu violent de deux mitrailleuses V.M., réussissant ainsi dans un temps record à assurer avec plein succès la réussite de l’opération. Le 15 octobre, la Cie ayant pour mission de nettoyer la route de Tra Linh et d’occuper le croisement des routes de Tra Linh et de Thung Khanh Phu, a progressé en personne avec la section en tête, donnant des ordres judicieux et des renseignements précis sur la situation. Grâce à son action personnelle, a permis à son unité de s’emparer du Col et du carrefour malgré une défense acharnée de l’adversaire remarquablement retranché. »

Le 27 mars 1948, il prend le commandement de la 3ème Compagnie.

Le 7 avril 1948, le lieutenant Paul Blanc est tué au kilomètre 40 de la route de Cao Bang. Il est enterré dans le cimetière de Cao-Bang. Son corps ne sera pas rapatrié.

Le 7 juillet 1948, il est fait chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume et il est cité à l’ordre de l’Armée : 

« Paul Blanc, lieutenant 1er RCP – Officier d’élite d’un courage et d’une audace jamais démentie. Commandant en second d’une compagnie de parachutistes, a brillamment participé aux opérations aéroportées et terrestres de son unité depuis le 12/2/47 où il s’est révélé un véritable entraîneur d’hommes. Au cours de l’opération parachutée de Cu Van (Tonkin) s’est particulièrement distingué aux combats de Quanc Vihn le 27 novembre 1947, de Phang Me le 1er décembre et de Cu Van les 4 et 10 décembre en abattant de nombreux rebelles, récupérant des armes et détruisant trois dépôts très importants de grenades. S’est à nouveau distingué dans le Secteur N.E. en menant une lutte sans merci aux rebelles. Le 4 mars 1948 étant tombé dans une forte embuscade a magnifiquement entraîné sa troupe à l’attaque d’une formation adverse forte de 400 hommes, malgré un tir très violent d’armes automatiques et de mortiers, lui causant des pertes sévères et récupérant armes et munitions. A trouvé une mort glorieuse à la tête de ses hommes le 7 avril 1948 au cours de la réduction d’une embuscade sur la route de Cao Bang à Lang Son (Tonkin). Laisse à tous le souvenir d’un chef remarquable et téméraire, animé au plus haut point du sentiment du devoir et de l’esprit de sacrifice. »

Le 2 mai 1948, depuis Cao Bang (Tonkin), le lieutenant Forhan du 1er RCP (régiment de chasseurs parachutistes) écrit cette lettre à l’attention d’Henri de Dessauger, chef de bataillon dans l’arme du génie et qui était le beau-père du lieutenant Paul Blanc. Paul Blanc savait de qui tenir puisque son beau-père avait été maintes fois cité et décoré, au cours des deux guerres mondiales.

« Mon commandant,

Je viens de recevoir votre télégramme et je vous ai confirmé la triste nouvelle par la même voie.

Je comptais écrire à votre fille, n’ayant votre adresse ni votre nom qu’un mois après le décès, c’est-à-dire le 7 mai.

BLANC est mort dans mes bras le 7 avril vers 16h30 sans souffrir, le sourire aux lèvres, allant au secours de blessés, il fut atteint d’une seule balle (sniper) qui le prit du côté droit de la cage thoracique (à la hauteur du sein) pour le transpercer de part en part venant sortir à gauche à la hauteur de la ceinture, 5 secondes après il était mort.

J’aimerais pouvoir vous dépeindre la sérénité qui illuminait son visage. Cette conscience qu’il a dû avoir au dernier moment, d’avoir fait son devoir jusqu’au bout. La veille, il avait communié, 5 minutes avant sur la route balayée par quelques rafales, nous avions ri ensemble, il me disait « c’est au poil ». Le convoi que nous protégions étant passé sans casse.

Je ne puis vous exprimer, mon commandant, toute la peine que j’ai, que nous avons tous.

BLANC reste pour moi, le seul ami que j’ai jamais eu, je le pleure comme un Frère. Pour moi qui suis croyant, je suis certain que de l’autre côté il est là, nous attendant, souriant de ce sourire mi-moqueur, mi-affectueux.

Ici à Cao-Bang, il avait conquis tout le monde, tous les Officiers, de quel corps que ce soit, le connaissaient et l’estimaient. Sa droiture, et son Honnêteté, son Courage, l’avaient placé à notre tête. Son enterrement fut magnifique, tous les Corps étaient représentés, musique de la Légion, Colonels. Lui qui était sensible à ces marques extérieures… Nous avons pris des photos que je vous ferai parvenir.

BLANC devait comme moi rentrer en France en juillet prochain. Je garde ses affaires personnelles que je vous ferai parvenir dès mon retour, la voie « réglementaire » étant très longue et peu sûre.

D’autre part, le chef de bataillon va faire parvenir à votre fille le montant de deux mois de solde que BLANC n’avait pas encore perçu.

Voici, mon commandant, tout ce que je sais de la fin, de sa fin. BLANC est mort en soldat, la seule mort qu’il jugeait digne de lui. Pour moi, il est toujours là. Si notre douleur peut un peu atténuer celle de votre fille, dites-lui que nous le pleurons tous.

Je reste à votre disposition pour tout ce que vous jugeriez utile de faire à ce sujet.

Recevez, mon commandant, tous mes respects.

Lt FORHAN S.P. 64.425

3e Cie – T.O.E.”

Le Lieutenant Paul Blanc était marié et père de deux enfants.

Décorations

  • Chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume
  • Croix de Guerre 39-45 ;
  • Croix de Guerre des T.O.E;
  • Médaille Coloniale avec agrafe « Extrême-Orient »;
  • Médaille des Évadés ;
  • Médaille commémorative de la guerre 1939-1945
  • Médaille des blessés

(Source : William BLANC, petit-fils du Lieutenant Paul Blanc)


PORTRAIT

Chasseur Henri BAILLEUX

En 1947, parmi les paras de la 1ère compagnie, se trouve le Chasseur Bailleux. Il sera choisi en 1981 comme Parrain de la 97ème promotion d’élèves sous-officier de l’ Ecole Nationale des Sous-officier d’active (ENSOA) de Saint Maixent.

Né le 16 avril 1923 à SOISSONS, il est, pendant la guerre, déporté en Allemagne au titre du service du travail obligatoire.


C’est un homme endurci par les épreuves qui retrouve sa Patrie et décide de mettre à son service son intelligence et ses forces. Le 14 août 1946, il s’engage au 1° R.C.P., première unité parachutiste des Armées Françaises, créée trois ans auparavant mais déjà couverte de gloire – Il y servira jusqu’à sa mort.

Indochine


Dans ses rangs, il débarque au TONKIN en 1947 et, dans le cadre des opérations « LÉA », «VALENTINE », « PÉGASE », il participe aux combats de CAO-BANG, XOM BANG, DAT DO et TRA CHAU. Il se distingue par son courage et son total mépris de danger, blessé au combat, décoré de la Croix de Guerre des T.O.E, deux fois cité, c’est un caporal-chef remarqué qui rejoint la métropole en février 1949.

Algérie


Désigné pour suivre le peloton d’élèves sous-officiers, il y donne le meilleur de lui-même et en sort brillamment en juillet 1950.


Sergent-chef trois ans plus tard, l’insurrection de la Toussaint 54 éclate en ALGÉRIE et il doit reprendre le combat, dans l’Algérois. Puis dans le Constantinois, il donne à nouveau toute sa mesure et son audace, son sang-froid, son exemple sont récompensés par la valeur militaire et une nouvelle citation. Entre deux opérations, conscient de ses responsabilités et de la nécessité d’élargir sans cesse ses connaissances, il prépare et obtient ses deux brevets d’arme. Ses chefs reconnaissent en lui un remarquable entraîneur d’hommes et, nommé adjudant, il est décoré de la médaille militaire le 14 août 1958.


Nous arrivons au soir de cette magnifique carrière de sous-officier commencée il y a 14 ans, le 8 septembre 1960, il participe à la grande opération « ARIÈGE » dans le Constantinois. A 13 h 50, près de la maison forestière d’AIN TAGA, il tombe, mortellement frappé, à la tête de son unité, il est allé jusqu’au bout de son idéal, de son engagement, jusqu’au don de sa vie.
Sous-officier d’une très haute conscience professionnelle, digne héritier des traditions des troupes aéroportées, la France tient à lui marquer sa reconnaissance en le citant à l’ordre de l’armée et en le faisant Chevalier de la Légion d’Honneur.

Décorations

  • Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur ;
  • Médaille Militaire ;
  • Croix de Guerre des T.O.E, avec 1 étoile d’argent et 1 étoile de bronze ;
  • Croix de la Valeur Militaire avec une palme et l’étoile de bronze ;
  • Médaille Coloniale Extrême-Orient ;
  • Médaille Commémorative Indochine avec étoile de vermeil ;
  • Médaille Commémorative Moyen-Orient ;
  • Médaille Commémorative Algérie.

Source : ENSOA (texte)