JMO 1ère Cie du 1er RCP – Vendredi 18 avril 1947

07h00 : La Cie s’apprête à passer la Rivière Noire. Elle est brutalement prise à partie par des feux violents de fusils et de VB provenant des rochers en surplomb. Nous ripostons mais en quelques minutes, à terre sur le chemin et sur la plage dans le sampan où s’embarquait le 1er Peloton nous 1 tué ( Sergent Leclère du 3ème peloton) et des blessés :

  • Ltn Laupies (Commandant de Cie) : éclat de VB au pied,
  • Sergent Rambaud : éclat de VB à la jambe,
  • Chasseur Esvan du 1er Peloton,
  • Sergent-Chef Sol du 1er Peloton : balle dans la cuisse,
  • Chasseur Gasparini : balle dans la mâchoire,

Au FM , au lance -grenade et au mortier, nous parvenons à faire décrocher l’adversaire. Une patrouille de la 2ème Cie arrive en renfort de l’autre côté de la rivière.

09h30 : La Cie est passée sur l’autre rive.

13h00 : Installation pour la nui à l’extrémité ouest de Cho Bo

13h30 : Le Ltn Laupies et le chasseur Gasparini sont évacués par Morane sur l’hôpital d’Hanoï.

17h00 : Enterrement du Sergent Leclère à Cho Bo ( en attendant que le corps puisse être ramené à Hanoï).


Mort du Sergent Leclère : Le Sergent Leclère, originaire de la Houssière, petit village des Vosges, avait 24 ans quand sa vie s’est arrêtée. Ernest Morin se souvient de ce moment tragique :

J’étais devant lui, je l’ai entendu tomber et murmurer ces derniers mots : « Adieu les gars ».


Complément d’information

La grenade à fusil VB (Viven Bessières)

Elle était tirée grâce au tromblon VB en acier trempé. De calibre 50 mm. La partie arrière du tromblon était constituée par une douille fendue qui glissait moyennant un frottement doux sur le canon du fusil en emboîtant le guidon.

Au départ du coup, les gaz produits par la poudre de la cartouche agissaient sur le culot de la grenade et la projetaient en avant, tandis que la balle traversait le tube central et frappait la palette, ce qui provoquait la percussion de l’amorce.  Celle-ci allumait la composition fusante qui brûlait pendant 8 secondes et provoquait l’explosion de la grenade par l’intermédiaire du détonateur.

Elle pouvait être tirée avec le mousqueton moyennant  l’emploi d’un manchon spécial qui n’était pas distribué à l’infanterie.  Dans la pratique, on utilisa principalement le Lebel, plus robuste que le mousqueton et, suivant les disponibilités, le MAS 36.

La grenade avait une portée variant entre 80 et 170 mètres et possédait les effets d’une grenade défensive du fait des rainures intérieures qui facilitaient la fragmentation lors de l’explosion.
La grenade pesait moins de 490 g.

Cependant, le poids pouvait varier autour de cette valeur et les grenades pesant plus de 490 g avaient le haut de la fusée et du dispositif de protection peint en blanc et en noir pour les grenades de moins de 490g. Fusée et bouchon étaient recouverts d’un dispositif de protection en laiton.

(source : https://www.secondeguerre.net/articles/armes/fr/)

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